Le rapport annuel d’un distributeur d’eau, ou une analyse en laboratoire de votre propre échantillon, est la démarche la moins coûteuse à entreprendre avant d’investir dans un système. L’essentiel relève de la conformité réglementaire. Quatre lignes déterminent ce que vous devriez acheter.
Dureté
Exprimée en carbonate de calcium, en ppm ou en mg/L, ou en degrés selon le pays. C’est la ligne qui permet de prévoir le tartre, et le tartre abrège la durée de vie de tout ce qui se trouve en aval : une bouilloire, une chaudière, et la membrane d’un système de purification. Une dureté élevée n’exclut pas un système ; elle modifie la fréquence d’entretien nécessaire, et peut justifier un traitement supplémentaire sur la conduite d’arrivée.
Total des solides dissous
Le chiffre global de ce qui est dissous. Utile comme référence à laquelle vous comparerez plus tard les mesures d’un TDS-mètre, et utile à un fournisseur pour dimensionner un système. À lui seul, ce n’est pas un indicateur de sécurité. Voir ce que la surveillance intelligente peut et ne peut pas vous dire.
Turbidité et sédiments
La quantité de matières non dissoutes que transporte l’eau. Un chiffre élevé, ou une eau qui devient trouble après des travaux sur le réseau, plaide pour un étage de sédiments généreusement dimensionné : c’est l’étage qui protège tous les suivants, et le moins cher à remplacer.
Tout ce qui est nommé et réglementé
Si un rapport nomme un contaminant précis avec une limite en regard, c’est la ligne à présenter à un fournisseur, car c’est la seule qui puisse être mise en correspondance avec une méthode de traitement. Une substance nommée à une concentration indiquée appelle une réponse. « Une eau qui a meilleur goût », non.
Une ligne de plus compte, et elle ne figure pas dans le rapport : la pression au robinet sur lequel le système sera installé. Chaque système sans pompe comporte une pression d’entrée minimale, et ce chiffre figure sur la page du modèle et dans son manuel.



