La surveillance d’un système de purification est utile, à condition que chacun sache clairement à quelle question répond chaque capteur. L’essentiel des déceptions liées à ces fonctions vient de ce que l’on lit une mesure comme la réponse à une autre question.
TDS : une mesure de conductivité, pas un verdict de sécurité
Un TDS-mètre mesure la capacité de l’eau à conduire l’électricité et la convertit en une estimation des solides dissous. Il réagit aux sels et aux minéraux. Il ne réagit pas à la plupart des composés organiques et ne dit rien des bactéries. Une eau minérale obtient un mauvais résultat tout en étant parfaitement sûre ; une eau peut obtenir un bon résultat sans l’être. Ce à quoi le TDS sert réellement, c’est la tendance : un chiffre stable à un robinet donné, puis une hausse sur plusieurs semaines, vous signalent que quelque chose a changé.
Les indicateurs de filtre comptent plus qu’ils ne détectent
La plupart des indicateurs de durée de vie des filtres sont des minuteries, ou des compteurs basés sur les litres écoulés. C’est une approximation raisonnable et honnête, tant qu’on ne la prend pas pour une mesure de l’état du média filtrant. Une cartouche alimentée par une eau dure et chargée en sédiments peut être épuisée bien avant que son compteur ne l’indique ; la même cartouche sur une eau municipale peu exigeante peut encore avoir de la marge après.
Ce qui répond réellement à la question de la sécurité
Une analyse en laboratoire selon une norme nommée, sur un échantillon prélevé à votre propre robinet. C’est l’instrument qui désigne les contaminants par leur nom, à des concentrations significatives. La surveillance intégrée à l’appareil sert à la question quotidienne (se comporte-t-il comme le mois dernier ?), et elle remplit bien ce rôle.



